Sex, Covid & Rock’n’Roll

Texte : Anonyme
Illustration Samantha Vila

C’est la fin d’un après-midi tiède de printemps. Le vent chaud caresse ma nuque alors que je rêvasse sur mon balcon. Un café brûlant entre mes paumes me rappelle le vague souvenir de la matinée depuis longtemps consommée, un songe caféiné. Les tympans vibrant à la cadence suave et rythmée de Trampled Under Foot de Led Zep, mon corps est inondé de plaisir. Je profite de ce moment de paresse gourmande pour regarder les environs. J’observe les bourgeons du magnolia gorgés de sève, léchés par les rayons de soleil et prêts à s’ouvrir à force de plaisir vitaminé. «Talking about love» éructe Robert Plant alors que mon imagination commence à dériver vers des pensées impudiques.

Les yeux fermés je l’imagine. Il a des cheveux bruns qui cascadent sur ses épaules, une barbe désinvolte de quelques jours et ce regard téméraire invitant à l’aventure. Sa peau goûte le sel et la poussière d’avoir mangé tant de bitume à cheval sur sa Kawasaki. Entre les accords irrésistibles et la voix éraillée de Plant qui sérénade les courbes métalliques de sa Chevy, je me retrouve le dos accoté sur le cuir brulant du siège de la moto du grand brun. À moitié nue, il ne me reste que mes jeans déjà détachés par ses mains agiles. Je sens son odeur de terre et de musc enivrante partout sur moi. Les mains crispées sur les poignées, je me mords la lèvre de plaisir alors qu’il lèche goulûment mes seins. «Mama it ain’t no sin», il glisse sa main sur mon dos cambré pour soulever mon bassin pour entamer une descente sensuelle vers le fruit convoité. Sa langue habile suit son cours sur mon corps tendu. Équilibre précaire sur le véhicule, je n’hésite pas à agripper sa chevelure, serrer mes cuisses autour de son cou et diriger sa bouche vers mon clitoris. « Mama let me feast my eyes», je me délecte de la manière dont il se régale avec fougue de ma vulve léchant mon clit et n’hésitant pas à fourrer sa langue dans mon sexe. Ma respiration accélérée par l’excitation, je sens mon corps vibrer au rythme du moteur. En remontant vers ma bouche pour entrouvrir mes lèvres et sucer ma langue, il retire son membre durci de ses vieux jean Levis et le dépose dans ma main. « Baby I can work all night, Believe I got the perfect tools», je l’empoigne vigoureusement pour mieux sentir les nervures sous mes doigts tremblants. Assoiffée de baise, je le guide pour qu’il entre en moi….

«Go on down, go on down, go on down, yes»

… J’ouvre les yeux, mes doigts mouillés dans ma chatte qui pulse dans la jouissance de l’orgasme. Je suis venue, fantasme consommé, en ce printemps plutôt singulier.

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