Noix de coco et prosecco

Citron

Ce soir-là, j’avais envie… non, j’avais besoin de prendre soin de moi, de m’aimer un peu, beaucoup. Le confinement m’a fait du bien à plusieurs égards, cela dit, la solitude et l’envie commençaient à peser très lourd.

Je débute ma soirée, mon moment charnel entre moi et moi par une longue douche bien chaude, presque trop chaude. L’eau me fait mal, me fait du bien, je ne sais plus. Elle coule sur mon corps nu, je la regarde glisser sur mon mamelon, je ne sais pas si c’est l’eau ou le simple fait de le regarder, mais celui-ci durcit. Je décide d’utiliser mon gel douche favori, celui qui sent la noix de coco, l’odeur me rappelle les vacances, la plage, l’odeur me rappelle lui… Non, ce soir c’est ma soirée, elle m’appartient, je ne vais pas penser à lui.

Je sors de la douche, je décide d’enfiler ma nouvelle lingerie que j’ai achetée impulsivement, parce que j’avais besoin d’être excitée pour quelque chose, même si c’est juste un colis de Purolator. J’enfile mon nouveau combiné, je l’adore, je regarde mon corps simplement couvert de la légère dentelle noire, j’arrive encore à voir mes mamelons durcis à travers le matériel.

Je me dirige vers la cuisine, je me verse un verre de prosecco et je retourne dans ma chambre. J’allume 7 chandelles, les odeurs de celles-ci se mélangent et même si ça sent un peu trop le rayon des parfums du La Baie, ça me plait, ça me rassure ce contraste d’odeurs et de jeux de lumière.

Je mets de la musique, une playlist que j’avais déjà préparée pour une soirée comme celle-là. La première chanson est ‘’Bite’’ de Troye Sivan, je bois une grande gorgée de prosecco tout en bougeant les hanches, cette chanson me donne envie de danser, de bouger. Je m’étends sur mon lit, les draps sont fraichement lavés, tous mes sens sont agacés. Malgré le cocktail d’arômes dans ma chambre, c’est l’odeur de mon corps, de la noix de coco qui domine. Cela me ramène à lui, il adorait sentir la noix de coco au creux de mon cou. Je ferme les yeux de nouveau et je vois son beau visage, ses lèvres et surtout, sa façon de me regarder, ce regard qu’il avait lorsqu’il me disait que j’étais belle, comme si rien d’autre n’existait ou n’avait d’importance. Je n’ai pas envie de penser à lui, mais je n’y peux rien, il me manque. Sa façon de me toucher tendrement, de m’allumer avec ses mots, ses mains et son putain de regard.

Je prends une autre gorgée de prosecco, puis la voix de Fabien Berger se met à résonner dans la pièce et c’est au son de ‘’Pamplemousse’’ que je descends tranquillement mes doigts vers ma vulve déjà mouillée de cette rosée d’excitation.

En me touchant, c’est sa main que j’imagine, que je sens explorer mon corps. Il m’embrasse passionnément, je lui mordille la lèvre presque trop fort et je vois quelque chose changer dans son regard. Sa bouche continue de se régaler, de me découvrir, de m’embraser. J’ai tellement envie de lui, je me sens presque fiévreuse. Ses lèvres se concentrent sur mes seins, ses mains elles, se baladent. Je les sens partout sur mon corps, la sensation est sublime. Ses lèvres se détachent de mes seins, j’en veux plus, toutes les parties de moi le désirent, le supplient de continuer. Sa langue rejoint mon centre, je tremble, j’ai déjà envie de jouir, j’y suis presque, je gémis et il comprend que je suis à un instant de chavirer.

À quelques secondes de me donner l’orgasme dont j’ai tant envie, il arrête. Il remonte vers mon visage et m’embrasse de nouveau. Chaque mouvement, toucher, souffle est presque insupportable. D’un coup, il me tourne et mon visage fait face à l’oreiller. Il me prend doucement, pour commencer, puis plus fort et profondément, tout en m’embrassant le cou, les oreilles… j’arrive à me positionner de façon que mon clitoris frictionne contre la couette, c’est trop, c’est parfait. Je sens venir l’orgasme, il le sent aussi et va plus fort, plus vite, mais avec beaucoup de passion. J’ai envie de jouir avec lui, d’atteindre le sommet au même moment, je lui dis. Quelques secondes plus tard, on explose tous les deux, l’euphorie. Je le sens s’effondrer sur mon dos, toujours en m’embrassant le cou  »mmm tu sens bon la noix de coco ».

Tranquillement, j’ouvre les yeux et je prends une gorgée de Prosecco.

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